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Publié le par collectifurgenceuntoit

Le Parisien Val de Marne jeudi 1 septembre 2011

Une mère et son fils de 22 mois passent la nuit dans la rue

A la rue à cause d'un « dysfonctionnement ». Une jeune femme et son fils de 22 mois se sont retrouvés à dormir dehors dans la nuit de mardi à mercredi, dans les rues de Champigny. Vers 21 heures, cette maman désespérée sollicite l'aide du Comité d'action hébergement logement 94 (CAHL 94).

Ce collectif s'est créé au printemps face à la crise de l'hébergement d'urgence lié à la baisse des crédits d'Etat. Comme nombre de sans-abri, elle a appelé le 115 mais le Samu social ne peut la prendre en charge et même la maraude pour le dépannage de première nécessité (couverture, boissons chaudes) ne peut passer. Les militants du CAHL 94 vont alors dresser une tente dans un coin tranquille de Champigny pour la jeune femme et son bébé. Ils resteront à ses côtés, à l'abri sous une autre tente.
Il s'agirait d'un « dysfonctionnement »
« Une situation purement et simplement scandaleuse », selon le CAHL 94. « C'est la première fois que nous sommes confrontés à du campement sauvage faute de solution, souligne Jérôme Huet, du CAHL 94. Jusque-là, nous avons réussi à gérer certains cas par téléphone ou en négociation avec le 115. » Depuis le début de l'été, le comité a d'ailleurs mis en place un système de veille téléphonique en lien avec les espaces départementaux des solidarités pour faire face aux situations de crise concernant les familles ou femmes seules avec enfants.
D'après la Drihl 94 (Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement), cette situation « dramatique » relevait du conseil général au titre de l'aide sociale à l'enfance. « Cette mère et son enfant avaient déjà bénéficié de trois nuitées financées par le 115 depuis le 22 août. Deux signalements ont été faits aux collègues du conseil général. Il s'agit malheureusement d'un dysfonctionnement. » « Un mauvais concours de circonstances, précise le département. La personne en situation de mal-logement depuis un an était bien suivie chez nous. Mais elle a indiqué mardi se débrouiller par ses propres moyens pour se loger. En fin de soirée, elle n'avait pas trouvé de solution. Hélas ! à cette heure, nos services étaient fermés. » Hier matin, la mère et son enfant ont pu profiter d'une boisson chaude à l'espace départemental des solidarités de Champigny.

Dans la journée, leur situation a été régularisée. Une place dans un centre dédié a été trouvée.

AGNÈS VIVES

Publié dans C'est dans la presse

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